
La vie est un jardin plein de fruits doux-amers,
Aux couleurs abîmées dans un monde désert ;
Aux promesses de mort dans un avenir morne,
Où nous attend la fin dans un ennui sans bornes.
Nés pour aller mourir, voilà le triste sort,
Forcés de contempler des visages de mort,
Car l’Homme ne vit pas, son âme s’est éteinte
Bien avant le trépas et son ultime étreinte.
Dès le décès, l’esprit, inutile secours,
Se fond aux mil lambeaux d’un Tout qui n’a plus cours
Et quitte ce vieux monde où se traînait son âme,
Qui rêvait d’un amour innocent et sans blâme.
Hélas, tout ici-bas nous annonce le deuil
Et le dernier sommeil dans un sombre cercueil,
Où s’endort un Éveil impossible à connaître,
À défaut de revivre, à défaut de renaître.

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