
J’élève mes regards vers les confins des cieux,
Là où lancent leurs feux les astres des hauts lieux,
Puis je tourne les yeux vers les sources du Monde,
En m’inondant d’extase à leur clarté profonde.
J’ai sondé les secrets du cœur et de l’esprit,
J’ai rêvé qu’en vivant, j’aurais d’eux tout appris,
Mais cloué à ma croix de douleur, ô Misère,
Je n’ai pu, innocent, me sauver sur la Terre…
J’aurai si mal vécu, j’aurai si peu aimé,
Souffrant de mes amours morts, sitôt essaimés —
Qu’elle est triste ma vie, solitaire et gâchée !
Ce destin de reclus, ce vécu de sans-cœur,
Et leur sombre mémoire à mon âme attachée,
M’arrachent de vains pleurs sans noyer ma rancœur…

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