
Voici un poème vraiment insignifiant ;
Il n’a ni queue ni tête et ne vous dira rien,
Et il ne cherche pas à être pontifiant ;
Son but s’il en a un c’est d’être saharien :
Jeter du sable aux yeux dans un désert de sens ;
Remplir des vers futiles dans la mer du vide ;
Jouer au grand poète avec un air intense,
Sans oublier la rime bête avec « stupide ».
J’ai conçu ce poème bien mal conseillé,
Avant que mon esprit ne soit bien réveillé,
Pour m’assurer que rien n’ait l’air trop réussi.
Je clos le jeu avec cette chute bien fendue :
Des poèmes stériles, créez-en donc aussi,
Tous les doigts dans le nez, rincés, bien entendu.

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