
Ciel bleu, Soleil blond, vent doux et léger,
La vie sourit pour l’esprit allégé
Qui mate le chagrin dans l’allégresse,
En clouant au sol ce qui trop l’oppresse.
Siffler en marchant, ne penser à rien,
Tout contempler, et libre de liens
Aller son chemin plus heureux qu’un prince,
Oubliant la crainte et tout ce qui grince.
Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver,
En toute saison je rime des vers
Et, enchanté, je m’égaye la tête,
Quand tout sans raison est raison de fête.
Hélas, tout ici-bas n’est pas si gai,
Que l’on soit strict ou bien que l’on soit gay ;
Mais le poète prend tout en patience,
Et de la souffrance il tire une science.

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