Une Statue triomphale…(poème prosopopéique)

Je suis une statue au cœur chaud et vivant ;
Je frissonne la nuit quand se fâche le vent —
Si l’ardeur des beaux jours chauffe l’âme du lierre,
Elle allume le feu dans l’âme de la pierre !

Nuit et jour je triomphe et rayonne au fronton
Peuplé d’aigles dorés sur d’argentés festons ;
Là-haut, je trône loin de l’Homme qui m’assomme,
Mais parfois j’ai cru voir un transcendant Surhomme…

Les bourgeons de la vie éclosent de partout,
Quand lève le Destin ses plans divins sur tout,
Empêchant l’Univers de vivre une mort lente.

Mais qui peut contester les décrets de la mort ?
Une brave statue se sait plus insolente —
Elle se raille et rit des traits létaux du sort !

(Je devrai trouver une statue plus représentative, mais je n’ai présentement pas le temps, malheureusement, je dois impérativement aller faire une sieste…)


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