
Doucement en déclin, vers la mort je me glisse,
J’abandonne la vie et ses courtes raisons,
Une dernière croix, sur le sol je hérisse,
Puis je fais mes adieux aux sinistres saisons.
Tant passés que futurs, tous les jours du pauvre Homme,
Comme tout sur Terre se courbent au destin,
Et plombent le Fatum de plus tragiques sommes,
Dans l’agonie du soir en ses mornes festins.
Aucun ange ni dieu ne lèvera ses doutes,
Renforcés par le froid qui lui fige le cœur,
Sous les codes d’airain de son âme seigneurs.
S’arracher à la vie, vouée à la déroute,
Renoncer comme un sage, accepter de mourir,
S’en remettre à la Nuit et à la fin périr.

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