
Répands ton or, Κροῖσος, enrichis l’Univers !
Je suis le Demi-dieu qui combat les rebelles,
Je guerroie nuit et jour pour les yeux des plus belles —
Avec l’arme d’amour, je pénètre les cœurs,
Sur les champs de bataille où je brille en Vainqueur !
L’éclat doux de l’Olympe illumine mon être,
D’or et d’argent, il peint le vrai et le paraître
Sous un nimbe de paix, où belles fleuriront
Les plus pures pensées qui couronnent mon front.
La sève de mon âme et de mon corps est une,
Elle puise au Soleil épousé par la Lune ;
Mon esprit est un muscle, un lumineux biceps,
Qui prolonge ma chair d’une aura de Princeps.
Mon but est pacifique et je lutte avec grâce,
Je suis (sans me vanter) un vrai cheval de race ;
Mon charisme envoûtant est tendre, mais viril,
Il fait fuir et la femme et l’homme puérils.
Partagez mon festin de plaisirs et d’extases,
Dans la simplicité, sans plus de creuses phrases,
Car le silence trouve un éloquent trésor,
Si le proverbe dit vrai quand il le voit d’or.
Las ! Être un Demi-dieu, quelle fortune ingrate !
Mais, pour m’en distancer, je me distends la rate —
Sur mes rares défauts, ne trône aucun orgueil,
Et ma lucidité tient les autres à l’œil.

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