
L’enfant, vif et railleur, imite en petit dieu,
Du geste et de la voix, les hommes et les bêtes ;
De la vie et la mort, il s’invente une fête,
Mais son plus grand bonheur — dynamiter ses jeux !
L’adolescent comprend que pour faire son miel,
Il n’importe où puiser si rien n’a d’importance,
Si sa vide existence accouche de souffrances,
Et que tout sent la farce assaisonnée de fiel.
Croyant se libérer de la chimère obvie
De s’échapper un jour de son enfermement,
L’adulte, en vain rêveur, se goure fermement.
Unis, la Femme et l’Homme exultent pleins de vie,
Bien qu’à jamais contraints à l’ultime devoir
De mourir, sans espoir de jamais se revoir.

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