
Je suis le Professeur et je me la pète,
Comment faire autrement, je suis le meilleur* !
Je leur ouvre les yeux, moi le grand Poète,
Qu’ils sortent du sommeil, je suis l’Éveilleur !
Je suis né pour régner par-dessus vos têtes,
Montrez donc, apprenants, plus d’humilité ;
Je m’adresse à vous tous, brillants ou très bêtes —
Contemplez, subjugués, mes facilités…
Un jour vous atteindrez la plus haute marche
Où brille mon esprit depuis si longtemps,
En suivant mes conseils de vieux patriarche.
Réveillez vos cerveaux sans perdre de temps ;
Le fainéant ne peut trôner au pinacle,
Ni goûter au succès en criant Miracle !
* La preuve étant que je viens de vous concocter
en à peine une minute, dans un élan d’amour transcendant
et désintéressé, un savoureux muki (codé) que je vous
invite à déguster de toutes vos jeunes papilles !
Chant pour un fol oiseau
Le rat qui rit rouge
devient vert de jalousie
puis il se noircit
Note : Je comprends parfaitement que vous ayez envie de déposer vos admirations en commentaire ; faites, je vous en prie ; ne craignez pas d’exagérer, il n’y aura aucun mal, puisque je suis depuis longtemps immunisé contre les éloges, ces vains chatouillis pour petites âmes.

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