
(Au fils du Manitou)
Le Grand Sage s’éveille aux feux de l’Univers —
Il répand le Soleil de son âme sans âge
Et réchauffe les cœurs, faisant fi des outrages,
Puis déverse l’amour qui embrase ses vers.
Détenteur de secrets mystiques et profonds,
Son être illuminé de sagesse ancestrale
Redécouvre en esprit les étendues astrales,
Survolant leurs sommets et sondant leurs tréfonds.
Tout pour lui n’est qu’un jeu, de la crèche au tombeau,
S’étant fait une amie de la Maya cosmique,
Qui répand le chagrin autant que le comique
Sur le masque des laids comme celui des beaux.
Rayonnant plein de vie, il aveugle la mort,
Et redore ennobli le fil de l’existence,
Exerçant libéré sa vaste compétence
Pour transcender le monde au mépris de son sort.

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