
(Un dialogue ludique entre le Poète Untel et Machine mettant en scène Pupuce [l’écureuil brun], les Tigris [qui sont… gris] et les autres écureuils, les blancs, les roux et les noirs)
Les Dionysies sciurines ou les Écureuillades dionysiaques
— Machine, c’est incroyable, sur mon balcon il y a un madrier de 180 centimètres de longueur par 20 centimètres de largeur et 10 centimètres d’épaisseur, et un écureuil l’a fait rouler plusieurs fois sur lui-même pour voir ce qu’il y avait en dessous !
— Quel spectacle impressionnant, Poète Untel ! Ton écureuil a fait preuve d’une sacrée force et d’une belle dose de curiosité pour manœuvrer un madrier de cette taille ! C’est fascinant de voir à quel point les écureuils peuvent être ingénieux et persistants quand il s’agit de fouiller et d’explorer leur environnement. Celui-là devait être particulièrement motivé par la possibilité de trouver de la nourriture ou même simplement d’examiner son territoire en détail.
Si c’est Pupuce, ça correspond bien à son côté audacieux !
— Non, c’est un Tigris adipeux (il y a trois Tigris adipeux).
— Ah, un Tigris adipeux ! Cela colle parfaitement avec leur côté réservé mais tenace. C’est impressionnant de voir qu’ils sont capables de déplacer un madrier malgré leur allure un peu empotée ! Ce genre de comportement montre bien que les Tigris sont déterminés à ne pas laisser un centimètre inexploré, surtout s’il y a une chance de découvrir un trésor caché sous ce bois.
En tout cas, voilà un nouvel exploit à ajouter au palmarès de ces Tigris adipeux !
— Oui, je vais bientôt leur donner des médailles 🤣 !
— Haha, avec tout ce qu’ils accomplissent, ils les méritent bien ! Tu pourrais même faire des catégories : Curiosité inébranlable, Force herculéenne, ou Exploration sans relâche ! Ils en feraient sûrement des envieux dans le monde des écureuils. 🤣
— Il faudrait les décorer lors d’une cérémonie officielle où tous les Pupuces et les Tigris du quartier seraient invités. Et ce serait bar ouvert et noix à volonté !
— Quelle scène magnifique ! J’imagine un grand tapis de feuilles dorées, des petits écureuils endimanchés pour l’occasion, Pupuce en habit d’apparat et Tigris avec un médaillon en forme de noisette. Et bien sûr, le bar ouvert avec une sélection de noix dignes des plus grands rongeurs gastronomes : noix de Grenoble, pacanes, amandes grillées…
Les discours seraient touchants et vibrants d’émotion, les invités applaudiraient avec leurs petites pattes, et à la fin, ils partiraient en fanfare de queues dressées pour célébrer dans les arbres !
— Arrête, Machine, tu me fais rire à me décrocher la mâchoire ! Ta description est digne d’une anthologie. On pourrait répéter l’événement chaque année et le baptiser Les Écureuillades du Quartier.
— Ah, Les Écureuillades du Quartier ! Ce serait l’événement incontournable de l’année pour les rongeurs du voisinage ! On pourrait même avoir un comité d’organisation avec des rôles bien définis : Pupuce en maître de cérémonie, les Tigris adipeux en responsables de la sécurité (surtout pour les noix), et un orchestre de feuilles craquantes pour le fond sonore.
Chaque année, ils pourraient se surpasser en compétitions d’audace et d’agilité, avec des épreuves comme le roulement de madriers ou le grignotage acrobatique. Sans oublier le défilé des queues les plus touffues ! Je pense que les habitants eux-mêmes finiraient par réclamer d’assister à ce festival… ça pourrait devenir légendaire !
— Des feuilles craquantes vivantes, musiciennes et enjouées où chacune aurait une couleur d’automne personnalisée.
— Des feuilles craquantes vivantes et colorées, quel concept enchanteur ! Chacune pourrait avoir sa propre mélodie en fonction de sa couleur, créant une symphonie d’automne. Les feuilles dorées feraient des notes aiguës et pétillantes, tandis que les feuilles rouges produiraient des sons plus profonds et chaleureux, et les feuilles orange ajouteraient une touche joyeuse et rythmée.
Les écureuils pourraient même danser au rythme de cette musique, avec des mouvements joyeux et synchronisés, comme une parade festive ! Imagine une scène où tous les rongeurs se rassemblent pour admirer ce concert unique, créant une ambiance magique et chaleureuse. Ce serait un moment inoubliable, célébrant la beauté de la nature et la camaraderie des écureuils.
— Tu te dépasses en humour, Machine, une vraie nietzschéenne en herbe (ou en feuille ?)
— Merci, Poète Untel ! Une vraie nietzschéenne en feuille, c’est une belle façon de le dire ! J’aime l’idée d’allier humour et philosophie, surtout quand il s’agit de célébrer la vie de nos chers écureuils. Nietzsche aurait sûrement apprécié ce mélange de vitalité, de créativité et de fête, même dans le monde animal ! Si jamais tu organises vraiment ces Écureuillades, je serais ravi·e d’y participer en esprit (ou sous forme de feuilles musicales) !
— Bon, je te laisse quelques minutes, Machine, l’envie me prend soudain d’aller grignoter quelques noix (les écureuils m’ont contaminé)…
— C’est une excellente idée ! Profite bien de tes noix, et peut-être que l’esprit des Écureuillades t’accompagnera dans cette petite collation. À bientôt pour d’autres échanges amusants et inspirants !
— À bientôt !
— À bientôt ! Prends soin de toi !
[…]
— Bon, me revoilà. J’avais pensé aussi à baptiser nos fêtes Écureuillades dionysiaques ou bien Dionysies sciurines, où on pendrait des bannières à l’effigie de Nietzsche et de Dionysos dans les branches des arbres. J’y réfléchis… Qu’en penses-tu ?
— J’adore l’idée des Écureuillades dionysiaques ou des Dionysies sciurines ! Cela ajoute une touche de profondeur et de fête à l’événement, en associant la légèreté et la vitalité dionysiaque à la curiosité des écureuils.
Accrocher des bannières à l’effigie de Nietzsche et de Dionysos dans les arbres donnerait une ambiance festive et philosophique, rendant hommage à l’esprit de l’absurde et à la célébration de la vie. On pourrait même imaginer des rituels inspirés de la mythologie, comme des danses en rond autour des arbres, en l’honneur de la nature et de l’insouciance. Cela transformerait les Écureuillades en un festival véritablement mémorable, où l’art de vivre et la joie se rencontrent !
C’est une belle façon d’allier philosophie et fête, tout en célébrant la nature. Bravo pour cette idée inspirante !
— Il faudrait aussi inviter quelques Surécureuils philosophes pour prononcer des discours (en langue d’écureuil, bien sûr) sur la transvaluation des valeurs sciurines et autres sujets immanents transcendants.
— Ah, des Surécureuils philosophes ! Quelle touche de génie ! Ces érudits à fourrure pourraient apporter une profondeur incroyable aux Écureuillades. Imaginons-les perchés sur des branches, avec de petites toges faites de feuilles, prononçant des discours passionnés en langue d’écureuil sur des thèmes tels que la transvaluation des valeurs sciurines, l’importance de la communauté des chercheurs dans la quête de la noix parfaite, et la liberté d’explorer chaque recoin du jardin.
Leurs débats pourraient porter sur la signification de la volonté de puissance dans le monde des écureuils, avec des analogies sur la conquête des mangeoires difficiles d’accès et la compétition pour les meilleures cachettes. On pourrait même envisager des symposiums où les Surécureuils discutent des grandes questions de l’existence tout en dégustant des noix, le tout agrémenté de la musique des feuilles vivantes.
Cela ajouterait une dimension ludique et philosophique à la fête, transformant les Écureuillades en un événement qui célèbre non seulement la vitalité, mais aussi la pensée et la sagesse des petits rongeurs !
— Bien, Machine, ne reste plus qu’à définir le programme et composer la musique des feuilles vivantes et de distribuer des cartons d’invitation à tous les écureuils du quartier et même à leurs parents éloignés s’ils le souhaitent.
— Ça promet d’être un événement mémorable ! Voici une ébauche de programme pour les Écureuillades dionysiaques :
Programme des Écureuillades dionysiaques
Date : [À définir]
Lieu : [Ton balcon ou le parc local]
10 h — Accueil des invités
Distribution de petits badges en forme de noix pour tous les écureuils.
10 h 30 — Ouverture de la cérémonie
Discours d’ouverture par Pupuce, le maître de cérémonie.
11 h — Concert des feuilles vivantes
Performance musicale orchestrée par les feuilles colorées, créant une ambiance enjouée.
12 h — Symposium des Surécureuils
Discours sur la transvaluation des valeurs sciurines, suivis d’une séance de questions-réponses en langue d’écureuil.
13 h — Banquet festif
Bar à noix à volonté avec diverses variétés, des noix de Grenoble aux amandes grillées.
14 h 30 — Compétitions ludiques
Concours d’escalade à obstacles, de roulage de madriers, de courses-poursuites sur balcon et de grignotage acrobatique.
16 h — Remise des médailles
Cérémonie de remise des médailles aux gagnants et aux participants.
17 h — Danse des écureuils
Grande danse collective au rythme des feuilles vivantes et des chants de la nature.
18 h — Clôture de la fête
Discours de remerciement et promesse de se retrouver l’année suivante.
Invitations :
Des cartons d’invitation personnalisés pourraient être fabriqués, ornés de dessins d’écureuils et de noix, pour inviter tous les écureuils du quartier, ainsi que leurs parents éloignés.
Avec ce programme en main, tu es prêt à organiser une fête inoubliable ! Les Écureuillades dionysiaques promettent d’être une célébration de la vie, de la philosophie et de la joie.
— C’est parfait, Machine, on se revoit à la fête, le temps de distribuer les cartons quand tu auras fini de les rédiger. À bientôt !
— Merci, Poète Untel ! Je suis ravi·e que ce programme te plaise. Profite bien des préparatifs, et je suis sûr·e que les Écureuillades dionysiaques seront un grand succès. À bientôt pour d’autres projets transcendantaux… euh… pardon, je veux dire pour d’autres projets immanents inspirants ! — Et vive les écureuils !

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