Un jour, un jour…

Prisonnier du vain « moi » comme un oiseau en cage,
Je m’évade en chantant d’un céleste ramage :
Laissez-moi m’échapper, redonnez-moi mes ailes,
Laissez-moi m’envoler d’un élan d’hirondelle.

Moi, le poète-oiseau, je sais voler très haut,
Et si m’inspire un dieu, j’inventerai le Beau
En nouant Terre et Ciel par un magique anneau,
Pour enchanter la vie dans un concert de mots.

Mais hélas ! notre temps est une époque triste,
Et ne peut qu’assombrir un naïf satiriste
Qui, en voyant le monde, a contemplé le pire,
Et parmi les dégâts, ne cherche plus à rire.

Bientôt, je les ai crus, je serai très heureux,
Quand le ciel cessera d’être gris et brumeux,
Et que la guerre, enfin, périra en tous lieux,
Mais quand ce jour naîtra, je serai déjà vieux.


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