
J’implore chaque nuit l’Aurore aux doigts de rose
De libérer au jour les coursiers d’Apollon,
Et fleurir le saint Art de vers ou bien de prose,
Lumineux tant que beaux et de vie l’aiguillon.
Je dévoile l’amour sous les plis du paraître,
La fièvre du désir et l’élan de mon cœur —
Que l’extase s’embrase au faîte de mon être !
Et cessez de siffler, sots serpents de rancœur…
L’Âme, le feu des dieux, s’étoile en rouge flamme,
Et l’Homme ouvre son œil divin en royauté
Aux rayons de la Vie quand l’éclaire la Femme !
Couronnées sans raison de mystère et beauté,
Les pures visions réenchantent l’Olympe,
Quand l’aile de l’Amour jusqu’à l’Empyrée grimpe.

Laisser un commentaire