Envol vers l’Empyrée [β]

J’implore chaque nuit l’Aurore aux doigts de rose
De libérer au jour les coursiers d’Apollon,
Et fleurir le saint Art de vers ou bien de prose,
Lumineux tant que beaux et de vie l’aiguillon.

Je dévoile l’amour sous les plis du paraître,
La fièvre du désir et l’élan de mon cœur ;
Quand l’extase s’embrase au faîte de mon être,
Ils cessent de siffler, ces serpents de rancœur… —

L’âme, foyer des dieux, s’étoile en rouge flamme
Quand l’Homme ouvre son œil divin en royauté
Aux rayons de la Vie allumés par la Femme.

Par les rêves parées d’idéale beauté,
Les pures visions réenchantent l’Olympe,
Quand l’aile de l’Amour jusqu’à l’Empyrée grimpe.


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