Exercice en poésie morale

Longtemps a crû en moi l’utopie des Poètes ;
Sans savoir qui j’étais, j’ai cherché dans les vers
À remettre à l’endroit cet immense Univers
Par de frêles leviers — ô château des esthètes !

Les saisons sourdent seules sans songes stériles ;
Ont-elles souci pour naître et être parfaites,


De mes sombres visions, d’ombres stupéfaites —
Toute vue d’artiste n’est-elle pas futile ?

Rêver, poétiser, ô la chimère aux Cieux !
Quand le monde invite à fonder du sérieux,
Et d’embrasser quelque œuvre féconde et concrète.

Assurons l’avenir, sans jouer au prophète,
Consacrons-nous au Bien, essaimons l’amitié,
Et la Vie nous fera un jour Grand Initié.


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