Exercice en poésie morale

Longtemps a crû chez moi l’utopie des Poètes ;
Sans savoir qui j’étais, j’ai cherché dans les vers
À remettre à l’endroit cet immense Univers
Par de frêles leviers — ô château des esthètes !

Les saisons sourdent loin de mes songes stériles,
Libres de mes soucis pour naître sans défauts,
De mes sombres visions, où tout semble faux —
Ma songerie d’artiste a des airs si futiles…

Rêver, poétiser, ô la chimère aux Cieux !
C’est pour créer une œuvre utile et plus concrète
Que le monde m’enjoint d’être plus sérieux,

D’assumer l’avenir, sans jouer au prophète,
Me consacrant au Bien, essaimant l’amitié,
Pour que la Vie me fasse Grand Initié.


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