
(À tous les croyants libérés)
Souillés de christianisme impur, méprisant,
Ils nous croient incroyants, enivrés de reproches,
Et nous éloignent d’eux, s’ils nous prient d’être proches
En jetant leurs pierres sur nous, au sol gisant.
Tout motif leur est bon pour noircir le prochain,
Ils ne voient en lui que leurs propres turpitudes,
Et pour la religion aucune aptitude,
Crachant leur noir venin, exsudant le dédain.
Évitez les débats de ces âmes obtuses,
Sans génie leur raison creuse peu à peu s’use,
Le cœur et l’esprit meurent en eux dans les fers.
— Je suis un élu, moi ! Vous, de vilaines âmes !
Je me rendrai au Ciel, moi ! mais vous en Enfer !
Vous, si prompts au péché ! Moi, absous de tout blâme !

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