
(ah, qu’il est triste ce poème en ce Jour de la Terre !)
L’amour seul est le Maître et sauvera le monde,
Une ère de bonheur redorera le Temps…
Relevons-nous en chœur et dansons une ronde,
Sous le Ciel égayé par un nouveau Printemps.
La vie est en beauté, tous les yeux s’extasient !
Tout est pur, tout est joie dans le cœur de l’enfant !
Les mamans nos chéries en sont toutes saisies !
Et partout au pays les papas vont sifflant !
Célébrons la Planète et chantons ses louanges,
Elle qui resplendit des feux de la santé,
Car tous ses habitants, aux doux visages d’anges,
En prennent très grand soin dans ce monde enchanté.
La vie passe sans heurts ni aucune anicroche,
Sans le moindre pépin et sans aucun souci ;
Selon tous les Experts, le paradis approche
Et ressemble beaucoup à la Terre d’ici.
Le geai bleu, l’arbre vert et toutes les merveilles
De la Nature aimée n’existent que pour nous,
Car Dieu dans son amour nous offre les corbeilles
De ses bienfaits divins et du mal nous absout.
Vous ai-je raconté que la belle Aspasie,
Débordant de bonté, me donnera son or ?
Quelques amis yogis, partis vivre en Asie,
Lui offrent leur argent, lassés de leur trésor.
L’horrible et noir péché est chose bien lointaine,
Et désormais ne règne en nous qu’un saint devoir :
Nous nous baignerons nus à la claire fontaine,
Où, ravis, nous trouvons son eau si belle à voir.
Mais un malheur m’accable à cette heure bénie,
Et mes joyeux quatrains sont freinés par le sort,
Car c’est triste et en deuil que je pleure Eugénie —
Mon minou ce matin dans un miaou est mort…

Laisser un commentaire