
Voici, chers lecteurs en vrac, quelques détails sur l’Ancien (Aurelianus Xuyozis) que vous ne manquerez pas d’apprécier avant la livraison du prochain chapitre le concernant. Lisez et réjouissez-vous.
Des découvertes récentes suggèrent que Xuyozi l’Ancien aurait été l’auteur d’une théorie audacieuse sur la rime musicale, dans laquelle il reconnaissait, entre autres, la rime bémol et la rime dièse. Les manuscrits sont toujours en voie de déchiffrement, mais ce sera long, les partitions étant salies par le temps, truffées d’erreurs (voulues ?) et pour la plupart codées (par Pi ?). Chose certaine, tout son entourage en était enchanté.
D’autres découvertes laissent à penser qu’il se serait aussi penché sur l’épineuse question des rimes mathématiques, incluant les rimes irrationnelles. Les études sont toujours en cours… Selon les calculs les plus probants, des résultats devraient être comptés sous peu parmi les découvertes les plus payantes que le riche XIXe siècle nous aura transmises. Ce que l’on sait toutefois avec une très grande probabilité, c’est que l’Ancien, à l’esprit d’avant-garde et si révolutionnaire, jonglait avec l’idée de la « Terzade infinitésimale bien tempérée » inspirée de Bach et de la racine de Pi distribuée dans un poème aux allures bizarres, mais dont les effets sur la psyché auraient été très efficaces, du moins sur certaines âmes sensibles et symboliques. Peut-être aura-t-il aussi été inspiré par la « balade », voire de la balade jazz, selon certains spéculateurs anachroniquement très inventifs. Nul doute, en tout cas, que ce visionnaire fut le précurseur des théories récentes mises en application par des chercheurs néo-oulipiens encore peu connus, au talent très prometteur (à ce qu’on dit), qui ne devraient pas tarder à livrer les résultats espérés.
Nous avons pris l’habitude dans la famille d’appeler affectueusement l’Ancien du doux nom d’Arrière-grand-papy (A-G-papy). Il en aurait été ravi, lui toujours sensible à ce genre d’attention, qui ne coûtent pas cher et qui font tellement de bien.
Autre chose étonnante, des classements non certifiés cependant auraient rangé A-G-papy sous la nosographie « Poète quasi symboliste », s’il est vrai que la Poésie soit vraiment une maladie comme beaucoup de chercheurs chevronnés le pensent. Enfin, la question reste ouverte…
Théophile Gautier, le grand Poète, c’est ce que l’on nous a rapporté, appelait Aurelianus (A-G-Papy) Papy Anus Nunus, surtout les soirs de grande beuverie. Théophile aurait confié à Nunus que, selon lui, la femme, (rimée grimée ou non), est plus belle qu’un poème oriental ; Hugo aurait acquiescé à 100 %. Mais passons, nous nous écartons du sujet ici.
Bon, mettons les choses au clair une fois pour toutes, Xuyozi l’Ancien est-il né sur le sommet d’une montagne en Valachie ou n’était-ce pas plutôt en Transvaquie Orientale ? Question palpitante et très stimulante s’il en est… Mais l’important ici est que Papy, lui, avait escaladé sans peine le sommet de son génie dès l’âge de trois ans et demi. Les sources sur ce petit miracle sont irréfutables.
Il faudra bien un jour creuser la question délicate de son assassinat présumé. Ce que l’on sait, c’est que tous les soupçons se tournent maintenant vers un certain Albi Nosse, correcteur d’épreuves de son métier, bien que malvoyant, et qui aurait tant voulu être poète ! Peut-être ceci explique-t-il cela ? La question est lancée. Ce qui embrouille encore davantage cette fumeuse affaire, c’est que ce fameux Nosse fréquentait, bien que de loin, les cercles rapprochés du mémorable Mallarmé.
Bon, que cela suffise pour aujourd’hui, des détails tout aussi croustillants vous seront bientôt livrés dans les prochains chapitres sur la vie et l’œuvre de l’illustre Aurelianus Xuyozis, Poète, Peintre, Génie incontestable et tout aussi transcendantal, malheureusement encore méconnu à ce jour.
Ah, un détail que j’allais oublier, avant de vous quitter, Arrière-grand-papy était, comme je l’ai dit plus haut (vous vous en rappelez ?) non seulement poète, mais aussi peintre de grand talent, sinon de génie (n’ayons pas peur des mots), doublé d’un visionnaire de loin en avance sur son temps, si l’on en juge par la peinture de son pinceau qui illustre la présente livraison spéciale à son sujet. Nous y décelons une influence boschienne certaine, bien que plus joyeuse et libre dans ses couleurs, ainsi que l’esprit assumé du courant américain de l’hyperréalisme de gauche. Décidément, ce peintre-poète en avance sur son temps n’aura pas fini de nous surprendre…
(Composition de Xuyozi IA le Jeune, garantie sans IA, sauf pour l’authentique peinture de l’artiste qui surplombe cette livraison spéciale)

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