Noirceur absconse

Tant le jour que la nuit, l’esprit souffre et se plaint :
Il me crie, ça suffit, j’ai déjà fait le plein
Dans cette vie absurde, inutile et si vide,
De toute la douleur dont le monde est gravide.

Dans une âme et un corps, voyait Abellio,
Se noue notre destin aux airs d’imbroglio
Dans le jeu de la Gnose et du sacré Mystère
Où s’annonce un salut ici-bas sur la Terre.

Mais mon âme s’ennuie et mon esprit autant,
Prisonniers de l’espace et du temps lancinant
Qui sans cesse reprend sa plate ritournelle,
Dans un rythme mourant de langueur éternelle.

Que ce monde est obscur pour l’Homme fait de chair,
Rêvant de transparence et suffoquant sans air,
Sans vraie lumière intime, en quête de réponse,
Quand l’Univers revêt une noirceur absconse.


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