
Les nuages, là-bas, qu’aimait tant Baudelaire,
Pérégrinent aux cieux, sans souci de la Terre,
Avec eux m’emportant, au mépris de mes fers,
Me faisant oublier mes malheurs plus qu’amers.
Aucun rêve n’est sûr, tout réveil est brutal,
Schopenhauer l’a vu, notre sort est fatal,
Ackermann à son tour a découvert le piège
De la vie et ses tours sur l’éternel manège.
Que pourrait faire l’Homme et que pourrait la Femme,
Pour s’affranchir enfin de la maudite flamme
Des enfers de nos jours, véritables prisons,
Où tout concourt à nous boucher les horizons.
Prier, chanter, danser ? Ne soyons pas si bêtes,
C’est déjà suffisant de se croire poètes,
Nous flattant de trouver un trésor en plein jour
Et de nos tristes nuits pouvoir stopper le cours.
Hélas !

Laisser un commentaire