
La Mort, l’ultime Gestionnaire,
Seule juste et vraie sur la Terre…
— In Mortis Memoriam, Capit. II, Vers. XI
Pleurons tous, tristes cœurs, sans chercher à rimer
Dans ce monde menteur qui ne fait que frimer ;
Le malheur est inné en cette vie mortelle,
Dont le cours n’est qu’un jour pour la mort éternelle.
Nous naissons pour périr, voilà notre Destin,
Sans pitié ni secours dans ce Mal intestin ;
L’Homme a chu d’une étoile et s’effrite en poussière,
Sans cesse s’éteignant, du berceau à la bière…
Notre âme veut se fondre au Soleil d’or des dieux,
Mais d’un vol enivrée voit l’amour s’évanouir,
Et son rêve noyé dans la nuit sans lumière.
Faisons le deuil, Mortels, de ce monde ennuyant,
Car malgré nos frissons et nos roses trémières,
Nos jardins sécheront au vent noir du Néant…

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