
(sur les rimes du poème : Soleils couchants)
Moi, vache affaiblie,
Meugle dans les champs,
En mélancolie,
Aux dormants couchants.
Toi, Mélancolie,
Fais taire tes chants,
Afin que j’oublie
Les derniers couchants.
Ma nuit craint ses rêves ;
D’insolents soleils
Trônent sur des grèves
Sablées d’ors vermeils,
Au mépris des trêves
Sans rayons, pareils
Aux défunts soleils
Éteints sur les grèves.
Note : Vous venez d’entendre la dernière vache qui amorce son déclin sur le modèle du dernier homme chez Nietzsche, l’antithèse de son Surhomme… Comme le dernier homme, elle est une figure du désastre nihiliste qui menace la civilisation et la culture… des champs ? Il faudra donc s’armer de patience avant de pouvoir assister à la naissance de la Survache dans nos campagnes et la survie d’icelles…

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