
Mallarméen d’azur le cygne prophétique
Froisse frigide un col mordoré par le gel
Pour sous les eaux tues fixer un faune tel
Qu’en ses reflets d’agir : la vertu symbolique
Or incantatoire moule vague musique
Fragile sens, rêves ! Dur marteau, art cruel
Du seul présage enclos frappant un immortel
Précieux hermétique voile de feu magique
Toi : le seul don enfin de naître qu’en désir
À ciseler sonore un vers de pierreries
Froides sérénités d’un appel à surgir
Du mot dicté sans plus la pure symétrie
L’agathe sur l’onyx, marbres sur fer forgé
Pléiade des nymphes qu’il faut perpétuer.
Guy Lafond, Poèmes de l’Un

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